Premières courses en solo

La course au large demande beaucoup de rigueur et d’organisation, aussi à terre. Il faut convoyer le bateau, le préparer, emmagasiner du sommeil, préparer la nav, régater, récupérer le sommeil, convoyer le bateau, réparer le bateau. À chaque fois une aventure sur l’eau et à terre. Exemple pour ma deuxième course en solo, La Pornichet, début mai, c’est un projet de deux semaines pour 2 jours et demi de course. Dormir… c’est aussi important que de préparer la navigation. Dans le rush de la préparation, il faut encore trouver le temps d’allonger les nuits, plus facile à dire qu’à faire. Idem après la course, il faut dormir pour récupérer. Pour cette course, j’avoue beaucoup d’appréhension dans les trois jours qui ont précédé le départ. J’allais passer 72 heures seul sur l’océan : « Me suis-je bien préparé ? », « Je me lance dans quoi ? ». Pour un départ à 11h30, je suis sortie du port à 8h00, et il faut avouer qu’une fois sur l’eau, toute appréhension, tous doutes ont disparu. Il y avait mille choses à penser, mon esprit était totalement accaparé par le début de course : éviter les autres concurrents, régler les voiles, … Finalement tout s’est très bien passé. Il n’y avait dans un premier temp pas d’objectif de performance, mais il fallait emmagasiner de l’expérience, cumuler des mille en course pour arriver à un total de 1'500, une des conditions pour prendre le départ de la Mini-Transat 2023. Finalement j’ai terminé en milieu de classement sur une huitantaine de concurrents. Content.


Le retour à terre après la course a été un sentiment très étrange. Après 2 jours et demi de course, je me sentais fatigué bien sûr, mais aussi déphasé, presque désorienté, avec des difficultés à garder les idées claires. Sincèrement, j’aurais été incapable de prendre une décision importante pendant les 24 heures qui ont suivi mon retour à terre. Expérience étonnante.

 

Retour à mi-avril, entre deux courses, j’ai placé une séance photoshooting, avec les nouvelles voiles logotées Hader Solutions et Meyrat. C’est un exercice essentiel, parce l’image est un vecteur de communication très important. Une journée sur l’eau avec un photographe professionnel. Il a pris des images et des vidéos depuis un zodiac. Au final, une base de données photos-vidéos de très bonne qualité et en grande quantité à disposition de Julien le responsable de communication, mais aussi à disposition des sponsors et des médias. J’essaie aussi, pendant les courses et après, de réaliser des vidéos avec des images de navigation, mais aussi des « face-caméra » qui me permettent de donner mes impressions. Vous retrouvez tout ça sur cette page et sur les réseaux sociaux facebook et instagram


La prochaine course, mardi prochain, le 17 mai, sera une étape très importante sur le chemin de la réalisation de mon rêve. Si tout se passe bien et que je termine « classé », j’aurai validé les 1'500 mille en course, première condition de participation à la Mini-Transat 2023. La Mini en Mai c’est une course de 500 mille, 3-4 jours de course sur le parcours suivant : La Trinité - La Pointe du Raz – Ile de Ré – La Trinité.

mai 2022

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La seconde condition à remplir pour prendre part à la Mini-Transat 2023 et d’avoir effectué une navigation de 1'000 mille sans escale, en solo, hors course, sur un parcours défini par la Classe Mini. 6 à 8 jours de course pour un aller-retour jusqu’au Nord de l’Irlande. J’ai prévu de consacrer tout le mois de juin à la réalisation de cette dernière épreuve qualificative. Un mois ce n’est pas trop, parce qu’il faudra préparer le bateau (et le navigateur (-: ) et trouver une fenêtre météo idéale.

 

Bienvenu à Ascenseurs Ménétrey SA qui embarque dans l’aventure comme sponsors comme sponsors « Prestations et équipements ». J’en profite pour remercier tous les sponsors qui me font confiance, toute l’équipe qui m’entoure bénévolement. Sans eux, sans vous, ce projet n’existerait pas. Chaque jour j’ai envie de crier MERCI.

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