Début de saison

Les choses sérieuses viennent de commencer !

La première course est faite. Départ de Lorient en direction d'une bouée en face de La Turballe, puis remontée vers Lorient en laissant cette fois Belle Île sur la droite. Le parcours, raccourci à cause de la météo, nous offre une course de 100 milles au lieu des 220 prévus initialement.

Cette course en double, avec Jean-Pierre Oudot, me permet d'apprendre sur les stratégies à adopter dans les différents enchaînements à effectuer. La météo était fraîche. Nous avons joué sur le peloton de tête pendant toute la première partie de la course puis nous avons dû remonter au près. Malheureusement, quelques places ont été perdues à ce moment-là.

 

Deux passages clefs durant la course : le passage de la Teignouse où il nous faut passer au bon endroit pour ne pas finir sur les cailloux, puis la remontée vers Belle Île où nous sommes, pendant près de trois heures, sans un seul souffle d’air. Dans ces moments-là, l'attention et la concentration restent nécessaires pour ne pas perdre trop de places. 


Nous passons la ligne d’arrivée après 22h de navigation pour terminer 11e sur 70. De manière générale, nous sommes contents du résultat et je me réjouis de la prochaine course et première en solo La Pornichet Select 6.50. Rendez-vous dans 16 jours !

Je me retourne sur ces deux derniers mois et me dis que tout s’est passé à merveille. Les entraînements étaient intensifs et j’ai eu un très bon feeling avec l’entraîneur du pôle, Hervé Aubry. Ces dernières semaines, en dehors des entraînements du week-end, j’ai passé un nombre d’heures et de jours inimaginables pour préparer le matelotage et l’accastillage. Du travail de minutie. Mais j’ai le sentiment que le bateau est très fiable.

 

J’ai fait ma première navigation de 24 heures en solo dans le cadre de la dernière semaine d'entraînement. Jusqu’à aujourd’hui, j’avais beaucoup navigué seul, mais de jour. Passer une nuit, seul, c’est différent, mais incroyable. 160 milles. J’étais inquiet, beaucoup de questions. Et, finalement, ça m’a paru plus simple qu’en duo. Parce que, seul, je peux être dans mon propre rythme : manger et dormir quand j’en ai envie. En duo, lorsque tu as sommeil, tu ne peux pas forcément aller te coucher 20 minutes, ton coéquipier est peut-être déjà en train de dormir, et, quand tu peux y aller, tu n’as peut-être plus sommeil. J’ai eu l’impression d'être rentré de cette navigation moins fatigué qu’en duo. 


La semaine dernière, j’ai convoyé le Hader 716, de nuit, en compagnie de mon ami Thibault Chomard qui était, lui, sur son bateau. C’était sympa de le faire ensemble, on s’entend très bien. Arrivés à Lorient, il a fallu revenir à La Turballe. On a fait le retour en auto-stop, en habits de voile, trempés. Quelle aventure ! 

 

Les courses vont maintenant s’enchaîner à un rythme effréné.  Fin avril, ce sera déjà La Pornichet, 250 milles en solo. Puis La Mini en Mai, le 11, avec 500 milles, aussi en solo.

Ma qualification pour la Mini-Transat 2023 est planifiée pour le mois de juin, 1'000 milles en solo, de La Turballe jusqu’en en Irlande, puis descente vers La Rochelle pour remonter finalement à La Turballe. Tout le mois de juin y est consacré, de manière à pouvoir préparer au mieux cette étape essentielle sur la route du rêve, en y trouvant la bonne fenêtre météo. 

Puis mi-juillet je partirai pour l'une des grandes courses pour tout les ministes : la SAS, un aller retour des Sables-d’Olonne aux Açores. 2'600 milles en solo qui sonnent déjà comme une répétition générale.


Sur le point opérationnel, Doris Monnerat intègre l’équipe à terre. Elle va se charger de toute la partie administrative de la gestion de projet. Merci à elle. Doris a été, notamment, secrétaire de la société du Port d’Estavayer-le-lac. Son expérience et sa disponibilité seront précieux.

 

Merci à vous tous qui me suivez, me soutenez, demandez de mes nouvelles. Les six prochains mois seront décisifs, votre soutien l’est toujours autant. Au plaisir de vous réécrire.

avril 2022

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